Horace Vernet ( bataille d'Iena )C'est à Napoléon que nous devons l'orientation
résolument Arabe de l'élevage Français, dés 1806 et le rétablissement
de l'administration des Haras.
Parmi les chevaux montés par l'empereur, beaucoup sont Arabes, sinon Orientaux.
Outre ALI, auquel il est trés attaché, Aboukir, Le Diezzer, L'Emir, Fayoun, Heliopolis,
MARENGO le légendaire, puis Seidiman, Soliman, Wagram,
Le VIZIR fidèle jusqu'au tombeau,
les turcs Euphrate et Ahasvérus, les persans Tauris et Tamerlan seront
tour à tour ses fringants et fidèles coursiers...
Murat, Berthier tout l'état major est remonté en Arabes gris-blancs et,
celà va de soi, également, le Prince Polonais, Général de Napoléon, homme féru
de chevaux de cette race, le célèbre Poniatowski.
La france vit avec passion son aventure Arabe...
Lord Roberts aux Indes et VolonelEn Angleterre, semblant dévouée au "pur sang de course", s'élevent
des voix en faveur des chevaux orientaux.
Wilfrid Scaven Blunt et son épouse Anne, fille de lord Byron,
iront en Proche- Orient, créer un premier haras, en Egypte
plus précisemment à Sheikh-Obeyd, tout prés d'Héliopolis,
puis un second à Crabbet Park dans le Sussex.
La péninsule Ibérique en a fini avec les splendeurs du siècle d'Or,
et des fiers chevaux de Velasquez, il faut attendre 1850 et la reine Isabelle
qui importera vingt six étalons et douze juments des meilleures souches Arabes.
Le haras de Jerez assumera plus tard la gestion de l'élevage.
Au portugal quelques étalons sont introduits en 1880, le haras de Fonte Boa
coordonnera les efforts d'élevage jusqu'alors dispersés.
Le Prince Polonais Eustache Erasme Sangusko et SzumkaEn Allemagne, plus précisemment en Wurtemberg un haras Royal est fondé.
C'est à la demande du roi Guillaume 1er, qu'un grand importateur,
le comte Rzewuski, fournit d'excellents reproducteurs afin de promouvoir l'Arabe Pur.
L'Autriche-Hongrie, la double monarchie des Habsbourgs,
grande époque pour l'élevage du cheval Arabe. En 1816, à Lippizza,
un cheval pur sang Arabe Sligavy deviendra le chef de file d'une lignée
prolongée jusqu'à nos jours.
C'est en Hongrie que les plus grands haras s'adonnent à l'élevage du pur sang Arabe.
Le haras d'Urmeny doit au comte d'Hunyadi la dotation, en nombre, de reproducteurs
de la race grâce, une fois encore, au comte Rzewuski. Son étalon de base,
Tajar, descendant d'une célèbre lignée Egyptienne assurera une production
aussi nombreuse que brillante.
La Pologne bien sûr avec ses nombreux haras de grande qualité,
se distingue entre autre, par le meilleur importateur que l'on y ait connu
le célèbrissime comte Waclaw Rzewuski, personnage hors du commun
qui entre 1817 et 1819 fournira pas moins de cent trente sept reproducteurs
au seul haras de Weil, ce qui lui vaudra titre d'Emir et prince d'Alep et de Bagdad
et la reconnaissance des chefs de tribu.
Parmi les étalons qui produisirent le mieux en pologne, à la fin du 19éme siècle
il faut retenir, entre autre, Kszyzyk de Jarczowce et Ibrahim d'Antoniny,
père du fameux Skowronek. Ce sang auquel la noblesse polonaise
est si profondément attachée, vaudra à cette nation d'élevage, au 20ème siècle,
la réussite exceptionnelle que l'on sait.
Alexandre II, tsar de russieLa Russie voisine, ses princes, son tsar, son aristocratie
apprécient de plus en plus le cheval Arabe. Le prince Serbatov et le comte Stroganov
importèrent sept cent chevaux orientaux et reproducteurs de qualité,
dispersée la production renaîtra à Toula au 20ème siècle.
Cet exposé sur l'origine de l'élevage du cheval oriental : en France,
puis en europe, aux 19ème et 20ème siècle, a été rendu possible,
et grandement facilité, par le travail remarquable concrétisé en son livre
"LE CHEVAL ARABE" de Philippe Barbié de Préaudeau,
ouvrage trés richement documenté, à consulter, à posséder absolument..
texte image et page par philippe
Par philippe
Cheval Arabe par Libay
Edwin Landseer (tente arabe)
1866
"Kazmeen"
NAZEER le magnifique...

Dernier Commentaire